La Centrafrique va tokéniser ses ressources naturelles sur sa propre blockchain

Les ambitions de la République Centrafricaine se précisent de plus en plus, et promettent de développer tout le potentiel du pays. Sur Twitter, le président Fautsin-Archange Touadéra a partagé une décision officielle qui vise à tokéniser les ressources du pays. Celles-ci sont extrêmement nombreuses : coltan, pétrole, diamants, fer, cuivre, lignite, uranium, calcaire, cobalt ou encore lithium, pour ne citer qu’eux.

Car si la Centrafrique est un des pays les plus pauvres du monde, avec en plus de cela une forte instabilité territoriale, ses ressources naturelles sont aussi nombreuses que précieuses. Tokéniser ces trésors permettra d’en assurer un meilleur suivi d’exploitation, mais aussi de les redistribuer plus efficacement aux population locales.

Ces tokens seront émis sur la blockchain Sango, laquelle est un layer 2 de Bitcoin – celle-ci et sa monnaie ayant d’ailleurs été reconnu légalement par la Centrafrique en avril dernier. Il est donc intéressant de noter que la création de Satoshi Nakamoto, qui se définissait au début comme un simple moyen de transférer de l’argent en peer-to-peer, a évolué vers quelque chose de plus complexe : entre les futures obligations émises par le gouvernement du Salvador et les ressources naturelles de la Centrafrique, le réseau Bitcoin commence à sérieusement concurrencer les bourses traditionnelles !

Il faudra voir, sur le long terme, comment le président Touadéra souhaite effectivement transformer cette tokénisation en apport de richesse pour les Centrafricains, mais l’idée globale derrière tout ça paraît extrêmement prometteuse.